Niceness Hayes
La chasse accourt
Je profite de ce premier janvier pour vous adresser mes meilleurs vœux avant que vous ne soyez soulés par l’overdose votive.
Le rythme de publication risque de ralentir un peu en 2026 : d’une part je suis toujours un peu moins à fond sur la fin d’une saison (l’absence de nouveautés), d’autre part j’aimerais écrire un peu moins mais un peu mieux. Certes, ce discours ressemble à celui d’une DNVB qui vous harcèle par email et sur instagram, aussi l’avenir seul nous dira comment évolue Cashcach.
Cet article est “trop long pour l’email” d’après substack, désolé.
Quand on y pense, c’est un peu absurde d’utiliser le mot retex (contraction de retour d’expérience) pour évoquer une sape. Un vêtement n’est pas plus une expérience qu’un investissement, et à l’extrême limite l’usage du terme pourrait être justifié pour évoquer une boutique et son expérience d’achat. L’utilisation de retex découle sans doute de l’absence d’alternative : un test suppose un protocole un peu solide, même si vous m’objecterez que la plupart des blogs en proposant n’ont aucune méthodologie, une critique expose la prétention de son auteur, un avis fait penser aux commentaires sur Amazon ou Google Maps… finalement retex ne serait pas si absurde ?
Va pour retex alors. Mais alors faisons le bien, et expérimentons le vêtement avant d’en parler. Par ce terme pompeux, j’entends portons-le. Trop d’influenceurs et jadis de blogs donnent un avis péremptoire sur un vêtement qu’ils n’ont qu’à peine enfilé, jamais lavé, jamais usé… or l’expérience montre que l’opinion change très souvent entre le premier essayage et l’usage. Combien de fois ai-je adoré un vêtement pour réaliser après quelques mois que je le portais peu pour telle ou telle raison ?
Un exemple ? La big shirt washed twill finx (à vos souhaits) d’Auralee, que je possède en rose. Chaque fois que je l’enfile je l’adore. Hélas elle froisse, assez pour imposer un repassage systématique, hélas la moindre micro goutte de transpiration se voit immédiatement, assez pour la laisser au placard trois mois par an, hélas elle est en même temps très fine, assez pour ne pas la porter l’hiver… au final c’est une chemise géniale sur le papier mais moyenne à l’usage, et ça les mecs qui notent des vêtements sur un fichier Excel ne pourront jamais vous le dire.

L’inverse est tout aussi vrai : il y a des vêtements qui ne séduisent pas immédiatement mais qui se révèlent dans la durée. Peut-être qu’ils ne vont pas à l’essayage avec beaucoup de pièces de votre vestiaire et qu’un achat ultérieur les débloque. Peut-être que le confort se révèle au fil des lavages. Peut-être qu’initialement la coupe vous a sorti de votre zone de confort et qu’après quelques ports vous vous y habituez et vous l’adorez.
L’exemple ici serait mon pantalon Mittan PT-100, qui se révèle au fil des lavages et est d’un confort absolu. C’est le pantalon que je porte le plus en hiver alors que je l’aurais sans doute renvoyé si je ne l’avais pas importé directement depuis le Japon. Il faut parfois savoir donner sa chance à une sape pas séduisante, c’est une prise de risque qui peut payer. Ou finir sur Vinted.
Importance donc de l’expérience préalable à tout retex. Avoir porté le vêtement dans différents contextes, sous différentes météos. Avoir lavé le vêtement, plusieurs fois. Bref, avoir vécu, et qu’il ait vécu avec vous. Une conséquence importante : tout retex ne peut être que personnel et correspondant à une situation donnée résultant du couple unique formé par le porteur et la sape. Prenez une maille. Elle sera peut-être trop chaude pour un calabrais, pas assez pour un canadien. Même dans la même ville, deux individus peuvent avoir des sensibilités totalement différentes : quand ma femme est en pull, je suis en chemise, et mon frère est à poil. Ce pull a un col montant qui peut être vécu très différemment selon que vous ayez le cou fort ou mince, glabre ou poilu. L’obligation de le laver à la main ne posera problème que pour les maniaques ou ceux qui se tachent facilement, celle de le sécher à l’air libre gênera ceux dont l’appartement est toujours humide. La couleur me donnera bonne mine et vous non. Ad lib.
Vous allez me dire : dans l’article sur les biais cognitifs des étiquettes (un résumé un peu pompeux vu le contenu), tu dis qu’il faut trouver un équilibre entre le feeling bro et le Excel Bro. Entre l’école du style et l’école de la qualité. Et là tu nous parles que d’usage, de feeling, d’avis perso. Oui, je maintiens cet avis. Car vivre le vêtement est un préalable indispensable pour confirmer tout ce que le Excel Bro peut analyser sur le vêtement neuf. Ces boutons qui semblent de belle qualité peuvent casser. Ces coutures pourtant si denses peuvent sauter au premier lavage. Ce point d’arrêt si opportunément placé peut cacher la misère d’une matière fragile. Tout ce que le Excel Bro vous décrit est sujet à caution jusqu’à ce que vous portiez la sape. Il ne s’agit donc pas de rejeter en bloc l’idée de test, même backée par un protocole solide, mais juste d’imposer que ce test se fasse sur un vêtement qui a vécu.
Un bel exemple qu’est le zip. Le zip c’est vraiment un truc de branleur. T’as des geeks qui font des classements entre les marques, les gammes, des magazines japonais qui pondent des dossiers de douze pages sur les zips, bla-bla-bla. Bah je vous le dis : un zip ça se juge à l’usage. J’ai eu du Riri dégueu et du Ykk basique super. J’ai eu des zips à la glisse parfaite à l’essayage qui devenaient pénibles à l’usage et inversement. Même le double zip, qui pourrait être considéré comme indispensable par défaut, se juge à au fil du temps sur la sape : parfois il ne sert pas du tout.
Ainsi le comment, et il est simple : porter les sapes, ménager objectivité et subjectivité. Le pourquoi pose tout autant question : l’ambition initiale d’un retex, d’un test, d’une critique, d’un avis, c’est d’orienter l’achat. Vous lisez le test d’un jeu dans CanardPC pour savoir s’il mérite vos sous. Idem la critique du dernier film dans Télérama. Ou même les avis Amazon. Logique. Dans le cas qui m’intéresse, le fait de devoir porter la sape rend son achat ultérieur par le lecteur assez improbable : elle sera sans doute épuisée, ou alors disponible mais hors saison. La veste Niceness dont je parle dans cet article (enfin, si j’y arrive un jour), elle est désormais introuvable ou presque.
C’est d’ailleurs la différence entre ce retex et la série « pourquoi c’est bien », ou l’idée est de parler de sapes permanentes faciles à acquérir de saison en saison comme une superlight wool shirt Auralee. On me signale que la série n’en est pas une vu qu’elle n’a qu’un seul article. Je sais. J’aimerais la compléter mais préalablement à l’article sur Superstich il faut que j’arrive à définir ce qu’est un bon jean. Pas simple.
Alors le retex pourrait s’avérer pertinent pour ce que la sape dit de la marque. Hélas c’est une voie sans issue : à de très rares exceptions près, un réalisateur ne garantit pas un grand film, un studio un grand jeu, et donc une marque une bonne sape. D’autant que si vous ne connaissez pas la marque (d’où votre intérêt pour le retex) vous pouvez difficilement vous forger une opinion sur cette dernière à partir de ce seul article. Je parle de marques relativement obscures, que peu de personnes ont la chance de voir en vrai, vous ne pourrez jamais constater de visu ce que je peux décrire et affiner votre opinion.
Non , au fond le retex importe moins pour ce qu’il dit de la sape testée que pour ce qu’il dit de la sape en général : les questions qu’elle pose seront posées par d’autres, et c’est tout aussi valable pour les réponses qu’elle donne. Les même influenceurs qui vont vous lâcher des takes éclatées sur des sapes qu’ils ont essayées cinq minutes le temps d’un shooting, ils vont vous certifier avec une arrogance non dissimulée qu’il est absolument indispensable d’avoir une sape en main pour vous améliorer. C’est on ne peut plus faux, et c’est la raison pour laquelle leur style est souvent mauvais : la pratique et la théorie se nourrissent, toucher une sape ne sert à rien si on ne vous a pas expliqué quoi toucher; bref chaque ligne que vous lisez, chaque lookbook que vous observez contribue tout autant à votre cheminement que ce que vous essayez. Bien sûr ne sombrez pas dans l’excès inverse et ne soyez pas le sape savant qui passe sa vie sur les forums sans jamais rien voir de lui même. On retrouve au passage nos deux bro susmentionnés.
Au delà de ce qu’il a de didactique, le retex c’est aussi un plaisir. Plaisir d’écrire sur un sujet qu’on aime, plaisir de lire quelqu’un qui partage une passion. Tout comme vous pouvez lire les tests des jeux auxquels vous ne jouerez jamais, par manque de temps ou d’intérêt, vous pouvez kiffer un retex d’une sape que vous n’aurez jamais, par manque de thunes ou parce qu’elle n’est pas votre style. Et c’est là le plus important pour moi.
7400 signes et le test n’a pas commencé. Bravo Matthieu, super pro. Une petite pause publicitaire et on attaque :
J’ai déjà parlé de Niceness, une marque japonaise franchement niche (elle est seulement dans le radar de Duchump, il faut donc en profiter avant que les influenceurs plus mainstream comme Jake Woolf ou Blackbird Skyplane ne tombent dessus), à peine distribuée hors de l’archipel, qu’on pourrait décrire comme un Auralee (pour les matières développées spécifiquement) qui ferait un enfant avec Kaptain Sunshine (pour la réinterprétation très libre de pièces vintage, assez libre pour ne pas être considéré comme repro ou même hommage), enfant élevé par Maatee and Sons (pour le côté plus foutraque des collections.) Dans mon article, je disais avoir flashé sur leur veste de chasse, et, une belle vente plus tard (ma parka Ten-C + son liner), la veste était importée du Japon.
Qui dit veste de chasse dit Barbour. La marque anglaise en est presque devenue le synonyme tant elle incarne la pièce : une veste plus ou moins courte, fonctionnelle, de multiples poches, un coton imperméabilisé à la cire, un col en velours côtelé… si je trouve que le mot iconique est utilisé à tort et à travers (sorry Asphalte ou Hast, vous n’avez rien d’iconique dans votre vestiaire), ici il n’est pas usurpé, et ce même si je ne suis pas un grand grand fan de Barbour. Déjà pour les délocalisations intensives, les modèles encore fabriqués en Angleterre doivent se compter sur les doigts d’une main. Ensuite parce que le coton vaxé c’est à chier. Avant de m’attarder sur cette évidence, notons quand même que Barbour a encore quelques concurrents proposant un produit plus haut de gamme, par exemple English Utopia ou Private White. Au passage vous avez remarqué que la moitié de la planète sape a collaboré avec Barbour cette saison ? Paul Smith, Faguo, Margaret Howell, Kaptain Sunshine, Levi’s, Arket, Balzac, Todd Snyder… Est-ce que reprocher son bodycount a une marque est toxique ?
Nonobstant, je n’aime pas le coton ciré. Depuis toujours l’homme a cherché à se protéger des éléments. Les marins utilisaient il y a des siècles des toiles de lin huilées, l’ajout du corps gras permettant d’augmenter leur imperméabilité. Le coton ciré, c’est un peu l’évolution, avec du coton (la matière du XIXᵉ siècle) et de la cire. Comme souvent il aura fallu un peu de temps pour qu’il devienne populaire dans le civil, et c’est au début du XXᵉ qu'on le retrouve dans les vestes de chasse. Cela n’a pas empêché la quête d’une meilleure matière technique de continuer : la gabardine de Thomas Burberry, le coton ventile de la RAF (aujourd’hui tristement fabriqué en Égypte sous pavillon suisse, les marques anglaises qui l’utilisent ferment les yeux très fort) sont deux exemples ou l’on pense plutôt densité de tissage, tous deux dans la première moitié du XXᵉ, puis par la suite les matières synthétiques, les membranes, le gore tex, bref, tout le tralala moderne.
Autant dire que le coton waxé c’est bien has been et ça se sent. La respiration est pas terrible, ça a tendance à bleed dans la doublure, pour éviter ce qui n’est pas très tolérable de nos jours Barbour a utilisé tout un tas de trucs et astuces (inter-doublure en plastique, barrière de PFAS, etc) qui viennent grever la durabilité… le PFAS vous étonne ? C’est pourtant le scandale du moment : suite à l’interdiction des PFAS dans les sapes aux USA (comme quoi… l’interdiction en Europe est prévue mais pas encore effective), Barbour a du chambouler en urgence sa gamme et livre désormais ses Bedale avec une doublure en polycoton dégueu qui flingue encore plus la respirabilité au grand dam des amateurs ricains. Le coton wax, c’est pas génial, et oui merci je sais que ça va dépendre de multiples paramètres (votre tolérance, votre niveau d’activité, le modèle, l’épaisseur du coton, l’âge du modèle, l’âge de la grand-mère…), j’entends, mais on reste sur un vêtement pensé pour la chasse, soit une activité à faible intensité, de longs moments statiques, dans un froid pas si froid mais bien humide. C’est niche, et quand je portais une Barbour c’était dans un stade qu’elle brillait le plus. Mais alors, pourquoi un tel succès encore aujourd’hui ? Simplement, le coton waxé se patine très très bien, a belle allure, et le style Barbour se fond bien dans les trois délires dominants la sape en ce moment : sartorial-raciste, ivy league et ses amis (french ivy, black ivy, poison ivy), et le petit dernier, le fashion bro.
J’ai passé 2000 mots et je n’ai toujours pas évoqué la veste de chasse Niceness. J’y viens. Le designer de Niceness, dont le nom ressemble à Yugioh, doit aussi peu apprécier le coton waxé que moi car il a décidé de s’en passer. De s’en passer oui, mais pas de sacrifier pour autant l’aspect visuel ni même l’imperméabilité (relative, le coton ciré n’est pas non plus ultra imperméable.) Il a donc conçu une toile de coton fortement retordue, à haute densité, qui subit divers traitements afin que la faire rétrécir et ainsi acquérir une patine (les rageux diront abîmée, mais ça fait tout le charme de la matière.) Le résultat conserve un niveau correct d’imperméabilité (loin d’une sape technique mais suffisante pour un usage quotidien standard), protège très bien du vent (c’est important pour une telle couche) et a une allure assez dingue. J’ai pris un peu de pluie, un peu de froid, un peu de vent, un peu de soleil, et je n’ai rien à dire sur les “performances” de la matière, en étant cependant peu exigeant par nature (je ne suis pas du genre à sortir sous un déluge pour le seul plaisir de tester une veste.) Notez qu’elle est juste impossible à photographier correctement, aussi voici le visuel le plus “représentatif” que j’ai pu trouver sur internet niveau teinte (pour une raison mystérieuse que les photographes m’expliqueront en commentaire, la veste est totalement verte mais rend souvent grise en photo) :
Non content d’introduire une matière vraiment cool sans un gramme de cire, Niceness propose aussi une très bonne veste (je ne dirais pas de chasse car pour le coup je ne suis pas certain que ça soit si bien que ça pour chasser.) Le col d’abord, avec un velours côtelé bien quali, mais surtout une asymétrique qui permet de le fermer de manière bien plus agréable que chez Barbour. Fermé le col épouse parfaitement le cou, le velours fait alors tout son taf de protection, vraiment bien foutu, inutile de porter une écharpe. D’ailleurs vous remarquerez la débauche de pressions (des Prym custom), ils n’ont clairement pas cherché l’économie. Ce col est complété par une excellente capuche amovible, d’une très bonne tenue, avec la possibilité de la fermer sur l’avant pour une couche supplémentaire de protection. Et la capuche a un throat-guard (fixé par deux pressions) amovible qui peut venir quant à lui protéger la partie médiane du visage. Le tout est super simple et efficace, c’est une véritable leçon de design dont pourraient s’inspirer Norvegian Rain (et sa tendance à l’over-design) ou De Bonne Facture (et sa tendance au bad-design.)
La veste comprend deux poches poitrine doublées en flanelle de coton, toujours agréable, et deux poches ventrales double entrées, petit luxe qu’on apprécie. Il lui manque toutefois une poche interne, c’est le défaut récurrent des japonais ça. Rien à faire, les poches internes ils kiffent pas. Faut dire qu’au Japon vous pouvez laisser votre iPhone et votre Rolex sur la table, revenir six heures plus tard et les retrouver tels quels. Chiant quand même. J’en ferai sans doute ajouter une cet été, pour le coup c’est possible car la veste n’est pas doublée. Le plus important, c’est le confort de placement des mains, en position haute comme basse, et la qualité de l’accessibilité aux poches à rabat, qui sont excellentes. Je passe sur le double zip, lui aussi custom, très quali. Pour le coup je l’ai rarement utilisé en mode double, comme quoi ce n’est pas toujours nécessaire. On apprécie quand même. La gorge est doublée par des boutons en corne, ce qui est plus cool que les pressions de barbour.
Le fit est ample (je porte un M et je peux placer dessous une polaire Rier tout en gardant pas mal de place), avec deux pates de cintrages dans le dos, et deux positions pour les manches. Plus globalement le patronage et la construction sont vraiment dinguos, on est très loin d’un patron d’usine ou même d’un patron de professionnel nul. On retrouve plus le taf d’un Lemaire (un des rares trucs ou je reconnais que cette marque a du chien.)

Un rapide mot sur le style pour conclure : l’usage n’est pas tout à fait celui d’une veste Barbour, car l’immense majorité de celles que vous voyez dans les lookbooks ou dans la rue sont neuves ou quasi neuves. C’est le drame des vêtements à patiner : nous sommes bien peu à avoir la constance et le faible vestiaire qui permettent d’acquérir une belle patine nous-même. Donc ces tenues très ivy avec des mocs, un jean brut pas délavé, un shetland pas usé et une Bedale toute lisse et brillante, elles ne sont pas optimales avec cette veste Niceness, donc l’aspect usé équivaut plutôt à une Barbour vintage qui aurait reçu un entretien pro. La Hayes fonctionne mieux dans des tenues plus campagne anglaise, gentleman chasseur, ou alors associée dans un univers fashion bro, ce nouvel avatar de la mode masculine qui aime Evan Kinori, Dana Lee Brown, Maiden, etc. Rustique et chic pour parodier un slogan de magazine féminin. En décembre je m’étais challengé pour poster chaque matin un assemblage de ma tenue du jour, curieux de voir ce que pouvait apporter un tel exercice (spoiler : rien), et je vais donc terminer sur les tenues la comprenant :
Du jean, du velours côtelé, des bottines, des laines brutes… c’est dans cet entourage que la veste brille le plus.
Un mot sur le prix peut-être ? 198000 yen, soit 1075 euros au taux de conversion en vigueur. Un peu plus cher que English Utopia, dans les prix de Private White. Ce n’est pas chez Niceness que vous irez chercher un rapport qualité/prix, mais pour ce qui est de l’exclusivité et du kif, on est servis !

















Je suis et lis tes publications avec beaucoup de plaisir. Merci pour le travail et l’honnêteté intellectuelle.
Pour les tests et retex, fut une lointaine époque où j'en rédigeais pour du matos audio. Et, à chaque fois, l'observation était la même : tout sonnait bien aux premières écoutes (l'effet "nouveau jouet"), mais il fallait systématiquement une semaine d'écoute quotidienne pour commencer à se forger un avis (identifier des défauts, une signature sonore, des problèmes d'ergonomie ou des petits détails de design) et trois semaines ou plus pour le stabiliser complètement. Mon avis bougeait rarement après trois semaines, par contre.
C'est un peu la même chose en sape, je considère qu'il faut une demi-saison minimum (voire une saison complète) pour bien comprendre ce qui plaît ou non dans une pièce. Tu l'as bien cerné aussi.
Sinon, la Niceness elle tue. C'est rare que je trouve beau des vestes de chasse, mais celle-là est vraiment splendide. Et tu arrives assez bien à rendre le tissu en photo, c'est presque surprenant vu ton niveau usuel en post-production...
Tu la préfères à une Ten C, au final ?
A 1000+€ mais sans plastique, c'est pas un deal si mauvais que ça.
Dommage que la marque soit encore bien cotée au Japon, les occazes en 2nd main sont chères.